Extra muros | September 19, 2017

En mai 2017, la Fondation est intervenue au cours d’un des Stand-Up de l’Humanitaire de l’Institut de Recherche Internationale et Stratégique (IRIS). Le sujet ? Pour certains, les ONG ne feraient plus le poids face à de nouveaux acteurs issus du secteur privé : elles seraient gourmandes, très peu agiles, peureuses et réticentes aux risques, empêtrées dans […]

En mai 2017, la Fondation est intervenue au cours d’un des Stand-Up de l’Humanitaire de l’Institut de Recherche Internationale et Stratégique (IRIS). Le sujet ? Pour certains, les ONG ne feraient plus le poids face à de nouveaux acteurs issus du secteur privé : elles seraient gourmandes, très peu agiles, peureuses et réticentes aux risques, empêtrées dans la redevabilité et la dépendance aux procédures des donateurs… tandis que les entreprises, notamment celles issues de l’Economie Sociale et Solidaire (ESS), possèderaient « une capacité d’adaptation et une présence terrain auprès des populations vulnérables extraordinaires ».[1]

L’intervention de la Fondation a appuyé celle de Bénédicte Hermelin, Directrice Exécutive de Coordination Sud, venue défendre le point de vue des ONG humanitaires. Il  a ainsi été question du rôle joué par les grands groupes répondant à de vastes appels d’offre dans le secteur de l’aide humanitaire. Il n’y a sans doute jamais trop d’acteurs engagés aux côtés des plus vulnérables. Néanmoins, il nous semble important de questionner le sens d’une action qui n’est pas intrinsèquement fondée sur les principes humanitaires, mais fait partie d’une démarche commerciale. Faut-il par exemple cautionner un projet dont la finalité est à la fois utile et conforme aux principes humanitaires s’il a été développé dans le seul but de promouvoir, voire d’améliorer, l’image de marque d’une société cotée au CAC 40 ?

[1] « Les ONG humanitaires en voie d’extinction ? », Stand Up de l’Humanitaire, IRIS, 11 mai 2017.


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Posted in Humanitarian Aid